Porter des lunettes, c’est comme la lecture, ça s’apprend !

Porter des lunettes, c'est comme la lecture, ça s'apprend !

Tagué

Doc toc toc rêve comme un gosse !

Doc Toc Toc rêve comme un gosse

Quel est l’esprit des nouveaux programmes d’#EMC ?

Quel est l'esprit des nouveaux programmes d'EMC

Thème de la journée académique des professeurs documentalistes/CPE : « Quelle place dans la mise en acte de l’enseignement moral et civique ? »

Intervention de Pierre Kahn, Philosophe, Professeur des Universités, ESPE Caen : « L’EMC, les programmes et leur esprit. Quelle place pour les CPE et les professeurs-documentalistes ? »

Intervention de Denis Sestier, IAN Professeur d’Histoire-Géographie : « Théorie du complot – Information et désinformation »

Voir le Pearltrees qu’il a réalisé, en particulier « Info et Intox sur internet et ailleurs ? » : http://www.pearltrees.com/ludus/reseaux-raisonnes-internet/id14689410#l425

Tagué , , ,

Monique Royer, la bonne fée des Cahiers pédagogiques !

Monique Royer, la bonne fée des Cahiers pédagogiques

Nous avions pris rendez-vous, Monique et moi, pour un samedi matin. Mon chat s’était calfeutré sous une couverture et faisait la grasse matinée, j’étais tranquille, je pouvais parler au téléphone un bon moment sans que mon chat n’en fasse une crise de jalousie et ne vienne m’embêter !
Parler, raconter son métier, son quotidien au CDI, a priori très peu pour moi ! Comme nombre de personnes dont Monique a fait le portrait pour les Cahiers pédagogiques, je me disais que je ne faisais rien d’extraordinaire, que je n’avais rien d’original à dire.
Mais Monique a cette écoute particulière qui laisse place au silence, qui donne peu à peu confiance, laisse les mots naître, s’emballer parfois, se raturer et se reprendre comme sur un brouillon, et la pensée se formuler petit à petit ou plus vivement quand nous avons abordé la question de la place du professeur documentaliste dans la réforme du collège, par exemple. Frédérique Yvetot, en lisant mon portrait, m’a dit qu’elle me retrouvait : « il y a tout toi, la réserve, l’envie et la rage ». Un beau compliment pour Monique Royer !
Son écoute donc. Mais avant tout sa voix, une voix chaleureuse, rieuse. Quelque chose de direct, de simple. C’est son grain de voix surtout qui a suscité ma curiosité. En raccrochant, je me sentais à la fois frustrée et soulagée. Soulagée parce que j’allais enfin pouvoir me taire ! Frustrée, parce que c’est Monique que j’aurais voulu entendre ! Déjà quelques phrases qu’elle avait prononcées me trottaient dans la tête, j’en aimais la justesse et la profondeur. Avoir autant parlé de mon métier et en savoir si peu sur Monique…
Je voulais faire son portrait mais, je m’en doutais, quelqu’un d’autre l’avait déjà fait pour les Cahiers pédagogiques. Ça n’était que justice et je n’en aurais pas été capable. Finalement, ce n’était pas tant un portrait que je voulais faire de Monique qu’une interview, lui laisser la place de s’exprimer à sa façon, avec ses mots, retrouver sa voix. Une amie m’a dit en lisant mon portrait combien Monique l’avait réussi alors que bien souvent, de ses propos il ne reste plus rien, qu’ « une écume, légère amertume ». Elle en avait fait les frais !
Il était donc hors de question que je coupe les propos de Monique !

Voici l’interview dans son intégralité.

« Le monde de l’éducation vit et respire grâce à toutes ces personnes qui inventent, construisent au jour le jour l’école d’aujourd’hui et de demain, presque naturellement et sans esbroufe. »

– Comment en es-tu venue à écrire des portraits pour les Cahiers pédagogiques ? Qu’est-ce qui te plaît dans ces rencontres où tu t’intéresses à ce qui se passe sur le terrain, à la manière singulière que chacun a d’exercer son métier ?
Avant les Cahiers, il y a eu le Café pendant dix ans, pédagogiques tous les deux😉 Quand j’ai arrêté de contribuer au Café, j’avais envie d’arrêter tout court et puis très vite raconter m’a manqué. Les Cahiers m’ont ouvert leurs pages avec une liberté que j’apprécie énormément dans un collectif foisonnant où je me sens bien. Je suis arrivée petit à petit aux portraits avec l’envie d’en savoir plus sur les personnes qui créaient, mettaient en œuvre des projets, de comprendre aussi la naissance de l’idée à travers leur propre parcours, d’aller au-delà de l’initiative pour trouver une communauté d’approches. C’est lié sans doute aussi à mon propre parcours puisque j’ai été accompagnatrice en VAE et que j’étais là pour que les gens parviennent à raconter ce qu’ils avaient fait, les compétences construites sur le terrain, au fil du temps, et reconnaissent eux-mêmes ces compétences. Je dis parfois en rigolant que les portraits sont ma façon de faire du militantisme, pour une école ouverte pour tous et sur le monde qui l’entoure. Le savoir est la clé de bien des libertés, y accéder est un droit fondamental. Il existe une grande diversité dans les façons d’apprendre et d’enseigner, j’aime bien montrer la singularité, la diversité. J’apprends beaucoup en échangeant avec les gens que j’interroge. Cela fait écho à mes propres interrogations professionnelles, citoyennes et personnelles.

– A quoi es-tu sensible quand tu as les gens au téléphone, que recherches-tu, que veux-tu faire passer d’eux dans tes portraits ? D’où te vient cette écoute, cette manière que tu as par tes mots de dresser des portraits avec autant de bienveillance ?! Explique comment tu procèdes pour les écrire.
Devrais-je le dire mais je prépare très peu mes entretiens. J’essaie de ne pas savoir à l’avance l’angle d’attaque, le contenu de ce que je vais écrire. Je contacte les interlocuteurs parce que j’apprécie leur approche, leur questionnement, leurs initiatives mais je sais souvent peu sur eux. Je mise sur l’échange spontané, la discussion à bâtons rompus, la liberté des propos. Je note sur un cahier des choses quelquefois illisibles par la suite. Les échanges sont tellement riches que je pourrais écrire de mémoire. Je fais ensuite relire l’article par l’interlocuteur avant de publier. Cette étape est essentielle car je ne fais que mettre en mots les paroles, le portrait est avant tout celui de la personne qu’il décrit.L’échange est bien sûr différent d’une personne à l’autre. Certaines sont bavardes, d’autres timides, je recueille souvent des « je n’ai rien de spécial à dire », « je ne pense pas que ce que je fais soit extraordinaire », mais c’est justement là que réside tout l’intérêt. Le monde de l’éducation vit et respire grâce à toutes ces personnes qui inventent, construisent au jour le jour l’école d’aujourd’hui et de demain, presque naturellement et sans esbroufe. Il y a aussi un manque de reconnaissance de la hiérarchie, la méfiance des collègues. Ce n’est pas systématique mais cela existe et il arrive que l’entretien puis la publication du portrait deviennent une forme de reconnaissance. Et là, j’en suis heureuse car le manque de reconnaissance amène une sourde souffrance au travail.

– Peux-tu donner un ou deux exemples d’une action, d’un projet dont on t’a parlé et qui t’a marquée parce que cela t’a paru particulièrement innovant, original, intéressant pour les élèves ?
Ou lala la question est très difficile. Les portraits sont une visite hebdomadaire d’actions que je trouve remarquables. Choisir est extrêmement difficile. Je pourrais citer des projets qui me tiennent à coeur parce qu’à la fois fous et essentiels ::
– « Paroles d’hommes et de femmes » initié par Frédéric Praud qui organise des rencontres entre des migrants et des élèves dans les établissements scolaires avec un travail préalable magnifique avec les témoins.Le projet s’enrichit cette année avec des forums « migrations et climats ». J’aime beaucoup cette initiative parce qu’elle s’attaque aux idées reçues, est ambitieuse d’un point de vue pédagogique, crée des liens entre des acteurs différents et est aussi une forme de reconnaissance pour des migrants et leur parcours.
http://www.cahiers-pedagogiques.com/Le-Forum-Climat-migration-un-trait-d-union-educatif
– « Détour buissonnier » est mon énorme coup de coeur de l’année. Manon Devidal et Sylvère Décot sillonnent en ce moment les routes de l’éducation sur leurs vélos en allant à la rencontre de gens et de lieux qui réinventent l’école. Ils racontent leurs découvertes dans leur blog. Il faut absolument lire leur récit de leur visite de la jungle de Calais pour comprendre l’ambition et l’humanisme de leur périple. Ils font ce que je rêve de faire, partir à la rencontre, voyager pour raconter.
https://detourbuissonnier.wordpress.com/
– la Maison des 3 espaces dont j’ai raconté l’histoire en plusieurs épisodes, celles de doux dingues qui construisent ensemble une école de quartier sur des principes d’ouverture et d’ambition de réussite pour des élèves a priori destinés à l’échec.
http://www.cahiers-pedagogiques.com/http-www-cahiers-pedagogiques-com-La-Maison-des-3-espaces-histoire-d-une-ecole-ou-tout-s-invente-1
Et puis il y a des belles rencontres, des amitiés qui se tissent, des figures emblématiques et aussi des gens absents des radars médiatiques qui font un boulot formidable dans leur classe ou dans des associations. Alors choisir est vraiment difficile.

« une école active avec des apprenants actifs »

– Tu dis que le cours magistral, cela ne t’intéresse pas. Quelles pratiques d’enseignement, quels types de pédagogie t’intéressent ? Pourquoi ?

Je ne rejette pas le cours magistral, il peut être nécessaire dans certaines situations pédagogiques. Je regrette simplement qu’il soit dominant car il implique une certaine passivité de l’élève. Là encore, c’est très lié à mon histoire personnelle et professionnelle. Je me suis beaucoup ennuyée à l’école. Pourtant, j’aimais beaucoup apprendre. Ma curiosité était peu rassasiée, mes questions avaient peu de place dans le cadre scolaire. J’aillais chercher des réponses à la bibliothèque ou en écoutant les conversations des grands, en interrogeant beaucoup. J’ai eu très tôt une sensibilité à l’injustice, de voir par exemple des copines en échec parce qu’elles n’avaient pas le temps de comprendre, qu’on ne leur expliquait pas. J’ai moi même frôlé l’exclusion du système scolaire pour indiscipline. Je ne voulais pas être enseignante car j’avais l’impression que les profs étaient responsables de cela. Pourtant, j’adorais travailler avec mes copines et copains, leur expliquer ce qu’ils ne comprenaient pas et réciproquement. Et puis j’ai découvert la formation pour adultes et là je me suis régalée. J’ai été formatrice en prison et en atelier pédagogique personnalisé. J’ai du inventer, trouver des solutions pour faire naitre des apprentissages dans des conditions hors norme. Je me suis formée beaucoup aussi sur les méthodes pédagogiques notamment liées à l’autoformation accompagnée. Quand j’ai intégré l’enseignement agricole en tant qu’animatrice de centre de ressources, là je me suis sentie chez moi, en phase avec mes idées. J’ai eu la chance d’y arriver au tout début des Tice et de pouvoir expérimenter sur leur utilisation en pédagogie. Je les ai en particulier utilisées comme biais pour réconcilier des personnes en situation d’illettrisme avec l’apprentissage formel mais aussi pour développer des formations ouvertes et à distance pour que des salariés obtiennent un CAP. J’ai travaillé avec des formateurs sur l’organisation de séquences pédagogiques individualisées ou des travaux de groupe en utilisant le numérique. Une expérience fabuleuse où j’ai pu mettre en œuvre l’école dont je rêvais petite en lien aussi avec le réel, l’environnement etc, une école active avec des apprenants actifs. Et puis aussi, j’ai énormément appris à tel point que j’ai pu obtenir un Master 2 aux deux tiers en VAE.

Professeur-documentaliste : « un métier qui bouge, qui bouge tout le temps et qui invente »

– Est-ce la raison pour laquelle tu as fait le portrait de plusieurs professeurs-documentalistes ? Parce que le prof-doc est habitué à travailler avec ses collègues, à mettre en œuvre d’autres situations d’apprentissage que le cours frontal ? En quoi ce métier t’intéresse-t-il ? Quelle vision en as-tu ? Quels en sont, selon toi, les atouts et les contraintes ou difficultés ?
J’ai dit plus haut que je ne voulais pas petite devenir prof. J’en ai rencontré quelques uns au cours de mon parcours qui ont été des références, certains m’ont soutenue lorsque le système scolaire me poussait vers la sortie, d’autres m’ont ouvert des portes vers des connaissances émancipatrices ou encore m’ont encouragée à écrire. Alors aujourd’hui, je sais que mon jugement était injuste et en fait j’aurais beaucoup aimé être prof de sciences économiques et sociales ou prof-documentaliste. Ce métier de prof-doc me semble mal reconnu pourtant sa place est essentielle car synonyme d’ouverture et de liens, au coeur des changements de l’école, de la relation aux savoirs, aux médias, au numérique. La diversité des situations d’apprentissage, le travail avec d’autres enseignants ou des intervenants extérieurs sont sources de pédagogie active. Il y a tellement d’initiatives qui se développent, dépassant le cadre du CDI. Par exemple, quand des élèves participent à un concours littéraire, ils sont amenés à lire des romans, à échanger sur leurs impressions, à les exprimer, à rechercher des informations sur les auteurs, à contribuer avec d’autres classes, d’autres établissements, les compétences mobilisées sont multiples. Au XXIe siècle, savoir s’informer en évaluant la pertinence de ce que l’on collecte, savoir associer, faire le lien entre des données, maîtriser sa propre communication me semblent essentiels. Là aussi, les profs doc ont un rôle fondamental. Et puis, il y a tous les liens avec l’extérieur, l’environnement de l’établissement. Les difficultés tiennent encore au manque de reconnaissance ou à la méconnaissance du métier et de son volet pédagogique. Je le vois comme un métier qui bouge, qui bouge tout le temps et qui invente. C’est en cela qu’il m’intéresse beaucoup.J’avais d’ailleurs intitulé le portrait de Fred Yvetot « CDI -Centre de Développement d’Idées ».

« rendre accessible »

– Tu m’as parlé au téléphone d’élèves « différents », puis tu as ajouté que pour toi, c’était tout simplement les élèves d’aujourd’hui. Peux-tu développer ce que tu voulais dire ? Quels « défis » pédagogiques nous posent les élèves d’aujourd’hui, comment peut-on prendre en compte leurs difficultés/différences, selon toi ?
Je me demande même si les élèves « différents » ne l’ont pas toujours été. La référence pour l’école est celle de l’élève modèle, celui qui réussit avec mérite parce qu’il apprend comme il est attendu qu’il apprenne, sans trop de question avec une adhésion à ce qui est proposé. Or, chacun arrive avec des connaissances construites ailleurs, dans le cadre associatif, sportif, familial, amical. Il peut en naître des doutes, des questions, des curiosités et donc des besoins de réponses argumentées. Avec le numérique, tout cela s’accentue. Le savoir est accessible, ce qui ne veut pas dire qu’il soit assimilable par un simple clic. L’école doit apprendre cela, à ce qu’une information à portée de clic prenne sens, devienne un savoir formel si elle en a la densité et la pertinence, se relie à d’autres.
On part aussi de l’idée que l’enseignant sait par définition. Or, il doit savoir transmettre ce qu’il sait, le rendre accessible. C’est cette accessibilité qui me semble la clé de voûte de l’éducation aujourd’hui. Si l’on s’y intéresse, on regarde alors du côté des façons d’apprendre des élèves, qui ne sont pas uniques et multiples. Fatiha Tali dans ses recherches montre que l’accueil des élèves en situation de handicap par les questions qu’il pose aux enseignants sur le terrain amène à une évolution des pratiques pédagogiques vers une meilleure accessibilité pour tous. (http://www.cahiers-pedagogiques.com/Le-handicap-un-declic-pour-interroger-et-changer-le-metier-d-enseignant). J’aime bien cette idée qui fait d’une difficulté apparente, une voix d’amélioration pour tous si elle est apprivoisée. La prise en compte de toutes les différences enrichit aussi le groupe, favorise les apprentissages sociaux qui sont essentiels dans une société que l’on soupçonne individualiste. Elle appelle à une variation des méthodes, une absence de monotonie pédagogique. L’enseignant est donc amené à inventer, créer, s’adapter. Pour un certain nombre, la référence est celle d’un système classique, idéalisé avec un rôle attribué au prof et aux élèves bien défini, cadré. Il n’y a pas de jugement dans mon constat. Le choix d’un métier se fait beaucoup à partir d’un idéal. Celui de prof change profondément, peut sembler en rupture par rapport au métier rêvé et cet écart mérite un accompagnement, une prise en compte, bref encore une fois une reconnaissance. Changer ne se décrète pas, on peut avoir un goût pour le changement, l’évolution, on peut être créatif, mais cela ne fait pas partie des référentiels professionnels des enseignants. C’est un peu aussi l’ambition de mes portraits : montrer ce qui se fait concrètement avec les doutes qui vont avec, pour partager des initiatives, et pas uniquement des innovations, au-delà des injonctions, donner envie.

« tous les horizons »… « entrer dans le rêve »

– Tu sembles aimer beaucoup voyager, t’arrive-t-il de saisir cette occasion pour en apprendre plus sur d’autres systèmes éducatifs que le nôtre ? Si c’est le cas, peux-tu en citer un dont tu aimerais bien qu’il soit expérimenté en France ?
Ah les voyages ! Ils sont un peu comme mes portraits, je pars vers des destinations que je pressens intéressantes mais sans savoir précisément ce qui va en naître. J’ai envie souvent de voir comment se déroule l’école mais je n’en ai pas toujours l’occasion. Je suis partie dernièrement au Cap Vert. J’ai été étonnée par la maîtrise des langues étrangères, l’envie aussi d’aller à l’école ce qui suppose au quotidien de longues marches pour y arriver. Je n’ai eu que de brèves réponses pour expliquer mes étonnements. Je cherche aujourd’hui à les comprendre. Lorsque je contribuais au Café Pédagogique, j’ai eu l’occasion de participer à des forums internationaux d’enseignants innovants, je suis intervenue aussi lors de conférences à Taipeh, Dakar ou Tunis. Chaque fois, cela a été une belle expérience mais je ne prétends pas connaître les systèmes éducatifs de ces pays. J’ai rencontré des enseignants investis, de belles initiatives. Bref, j’ai plus de questions que de réponses.

– Pour finir, j’aimerais en savoir plus sur tes goûts ! Que lis-tu, quels films, quels artistes aimes-tu, quelles musiques écoutes-tu ?

Mes goûts sont très éclectiques, liés à mes curiosités du jour. J’aime beaucoup la musique, aller voir des concerts de jazz, de rock, de musiques de tous les horizons. J’ai au programme de ce début d’année : Rover, Stephan Eicher, Arno et Goran Bregovic. Bregovic est sans nul doute mon artiste préféré en concert, dès qu’il passe pas trop loin de chez moi, je vais le voir. C’est lui qui m’a donné le goût des Balkans avec son spectacle « Margot, mémoire d’une reine malheureuse », goût qui a initié des voyages et d’autres découvertes comme celle de la littérature de l’ex-Yougoslavie (très riche et imaginative) ou de l’Albanie. J’ai découvert Dhafer Youssef et j’aimerais beaucoup le voir en concert, sa musique me coupe littéralement le souffle. Parmi mes bonbons musicaux, il y a Chet Baker, Ella Fitzgerald, Titi Robin, Tiken Jah Fakoly, Ibrahim Maalouf, Gérard Manset, Alain Bashung, Salif Keita, Oxmo Puccino…. Mes lectures sont aussi très variées. Je cours à la librairie quand Jim Harrison sort un nouveau bouquin ou encore Déon Meyer. Les histoires du premier ont souvent pour cadre les grands espaces américains, celles du second se déroulent au Cap. J’ai voyagé en Albanie avec les mots de François Maspero en tête. J’ai découvert Védibor Coolic après mon périple en Bosnie Herzégovine. Il me semble que des livres comme « L’insoutenable légèreté de l’être », « Le roi des Aulnes » ou « Belle du seigneur » sont dans mon parcours de lectrice des références et ont nourri mon propre imaginaire. La littérature a été pour moi une source inépuisable d’apprentissage, d’émancipation et l’est encore aujourd’hui. Quoi de mieux qu’un bon roman pour clore la journée et entrer dans le rêve ?

Cf. le portrait de Doc toc toc sur le site des Cahiers pédagogiques.

Cf. le beau portrait de Monique Royer par Christine Vallin, également pour les Cahiers pédagogiques.

Tagué

#Défibabelio Quand Doc toc toc croit bien faire…

#Défibabelio Quand Doc toc toc croit bien faire

Tagué , , , ,
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 769 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :